Des artilleurs de Gagetown évaluent les nouvelles capacités en matière de radars

Des artilleurs de Gagetown évaluent les nouvelles capacités en matière de radars

Par le capitaine Nicholas Kaempffer

École du Régiment royal de l’Artillerie canadienne

Comme ils sont, par nature, les Rois du combat, les artilleurs cherchent continuellement à repousser les limites techniques et tactiques, pour faire en sorte que l’Armée canadienne (AC) soit appuyée par une puissance de tir pendant l’entraînement et les opérations. À ce titre, l’École du Régiment royal de l’Artillerie canadienne (ERRAC) est fière de son mandat de chef de file comme Centre d’excellence fonctionnel pour l’évaluation des systèmes d’artillerie, qui appuieront directement les capacités de la force de campagne. Pendant le mois de juillet, des artilleurs de l’ERRAC, plus précisément de la troupe de surveillance et acquisition d’objectifs (SAO) de la Batterie W, se sont rendus à Wainwright (Alberta), où ils ont travaillé avec l’adjudant-maître (adjum) Anthony Tullett pour donner de la rétroaction sur le radar léger de repérage des mortiers (RLRM) au Directeur – Besoins en ressources terrestres (DBRT) à Ottawa.

Mis en service par l’AC en 2007, le RLRM est un système qui a fait ses preuves et qui a été largement utilisé en Afghanistan, puisqu’il est capable de détecter le site d’impact et le point d’origine du tir d’artillerie ennemi. Actuellement en service au sein de de toutes les unités d’artillerie de la Force régulière et de certaines de la Première réserve au Canada, le RLRM a fait l’objet de nombreuses améliorations du cycle de vie qui ont repoussé les capacités du système bien au-delà de celles du concept d’origine, pour comprendre le suivi de l’aéronef. Sur place, pour aider à tester cette nouvelle fonctionnalité, on avait l’adjum Tullett, maître artilleur (MArtil) de l’ERRAC, qui a travaillé avec des spécialistes de la SAO de la Batterie W, lorsqu’ils suivaient de nombreux aéronefs pendant un exercice de tir réel de contrôleur interarmées de la finale de l’attaque (CIFA).

Diplômé de l’exigeant Programme d’adjudant technique de l’Armée, l’adjum Tullett (MArtil) suit les traces de bien des « grands » artilleurs, puisque l’un des piliers de l’Artillerie est l’excellence technique, qui a fait la renommée du Régiment royal de l’Artillerie canadienne (RRAC). Travaillant sur les essais du RLRM depuis 2016, l’adjum Tullett (MArtil) a tiré parti de son expertise en la matière pour donner au RRAC une rétroaction cruciale sur la fonctionnalité des capacités d’identification et de suivi d’aéronefs du système. Pour l’aider, il y avait plusieurs artilleurs de la Batterie W, qui étaient responsables du déploiement du RLRM, ainsi que de la prestation et de l’exploitation d’un système aérien sans pilote (UAS) Raven B. Les membres de la troupe de SAO présents étaient l’adjudant (adj) Andrea Alexander, le sergent (sgt) Charles Neves, le bombardier-chef (bdrc) Troy Colburne, le bdrc Corey Bowe, le bombardier (bdr) Ethan Cere-Burns et le bdr Jonathon Holowaty, et tous ont fait partie intégrante de l’évaluation du RLRM. L’adj Alexander, qui était à la tête de la troupe de SAO, a affirmé que : « c’est une expérience hors du commun que de tester le système avec autant de ressources – cela a vraiment renforcé notre confiance à l’égard de son vaste éventail de capacités. » Le sgt Neves, qui commandait l’exploitation d’un UAS Raven B contrôlé à distance, a participé à l’évaluation du système de RLRM et à l’exercice de CIFA. Le bdr Holowaty, qui exploitait l’UAS Raven B, a réellement apprécié l’élément portant sur le « système de système » de son expérience à Wainwright, puisqu’il a pu localiser les cibles, travailler avec des mortiers et être exposé à l’instruction de CIFA. Le sgt Neves et le bdr Holowaty ont souligné les difficultés de la coordination aérospatiale et des capacités, qui ont toutes deux apporté un autre degré de complexité aux stagiaires du CIFA, ainsi qu’un capteur supplémentaire permettant aux stagiaires d’étudier divers angles de terrain clé.

L’évaluation des nouvelles capacités de radar du RLRM étant terminée, grâce au travail du MArtil et de la Batterie W, l’ERRAC, agissant pour le compte du RRAC, a pu fournir une précieuse rétroaction au DBRT. Cela témoigne de la prouesse technique des artilleurs de l’ERRAC, qui tirent continuellement parti de leurs systèmes et de leurs compétences pour fournir une puissance de feu rapide et précise, à l’appui de l’AC.

 

 

 

 

Photo, source : Adjum A. Tullett (MArtil)

Photo 1, légende : Le RLRM et un hélicoptère Griffon CH146 de l’ARC

Photo 2, légende : The RLRM and an Alberta Sunrise

Photo 3, légende : La troupe de SAO de la Batterie W (de gauche à droite) : bdrc Bowe, sgt Neves, bdr Cere-Burns, bdrc Colburne, bdr Holowaty et adj Alexander